
Pour qu’une oeuvre soit prise en compte dans un butin, il faut qu’elle ait laissé une trace, un sourire, un souvenir, un désir d’en savoir plus. Ce pourrait n’être qu’une tempe qui palpite sous la courbe émouvante d’un sourcil.
Sous un ciel rêvé d’un Rothko montréalais, la culture recule un peu pour laisser toute la place à la moiteur, à la brise tiède et au plaisir de regarder vivre dans les parcs et sur les balcons. J’arpente les rues, traque les carrés de fleurs et m’arrête dans des champs inusités.
Promenades

Vu sur le sentier longeant la voie ferrée du Parc linéaire du Réseau vert dans Rosemont.

Musiques
• Innocence de Kaija Saariaho
• Beaucoup de Louis Andriessen !
Livres
• Laure Adler (France, 1950), Le corps des femmes, 2020, Paris, Albin Michel, 175p.
Surtout pour la dernière partie où les femmes cessent d’être regardées et regardent enfin!
• Robert Lalonde (Québec, 1947-), La reconstruction du paradis, 2021, Montréal, Boréal, Carnets, 184p.
Se refaire tout doucement, à l’aide de Walt Whitman, sous l’oeil souverain d’une nature qui, sans le vouloir, console. Pour la poésie, pour des moments fulgurants d’union sacrée avec la vie.
• Abhijit V. Banerjee (Inde, 1961) et Esther Duflo (France, 1972), Économie utile pour des temps difficiles, titre original Good Economic for Hard Times, 2019, trad de l’anglais, 2020 par Christophe Jaquet, Paris, Les livres du nouveau monde, Seuil, 544p.
À lire quand on désespère du monde. Ces économistes nobéliisés signalent des pistes, des initiatives et des tournures d’esprit propres à ramener nos société sur des voies plus justes, plus respectueuses. Savant et très accessible.
Expériences
Soirée festive pour notre ménagerie familiale.
Merci Charles-Antoine et Cheryl du Montréal Plaza !

Films
• Paolo Virzi (Italie,1964), The Leisure Seeker, 2017, avec Helen Mirren et Donald Sutherland
Un film un peu trop prévisible mais qui laisse toute la place à un pas de deux géant, salué d’un Golden Globe pour Helen Mirren.
• Louise Archambault (Québec, 1970), Il pleuvait des oiseaux, 2019, avec Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte, Rémy Girard
J’ai été charmée par le roman de 2011 de Jocelyne Saucier, mais lu seulement récemment. Certaines intrigues sont trop peu travaillées dans le film, mais Andrée Lachapelle, sans son dernier rôle, y est d’une fraîcheur parfaite.
• Bart Freundlich (États-Unis, 1970), After the Wedding, 2019, avec Julianne Moore, Michelle Williams
Un remake édulcoré du formidable film danois de Susanne Bier, l’intérêt de cette reprise est principalement dans l’inversion des genres des protagonistes, donnant une perspective féministe à cette situation tordue et mélodramatique.
• Wes Anderson (États-Unis, 1969), Moonlight Kingdom, 2012, avec Jared Gilman, Kara Hayward, Edward Norton
Fête visuelle avec les plans symétriques, les couleurs vives, les a-plats, j’étais en plein tableau d’Alex Colville. Avec en prime, une historiette charmante, palpitante, de deux adolescents excentriques dans une Nouvelle-Angleterre stylisée et nostalgique. Irrésistible.


j’avais noté que tu avais comme lecture le dernier opus de Robert Lalonde, La reconstruction du paradis. Comme je ne connaissais pas cet auteur, j’ai emprunté le premier de ses recueils: La belle épouvante. J’ai pas réussi à le lire. Cette façon d’écrire est plutôt déconcertante et peut-être un peu Proustienne…Enfin, je ne me décourage pas et je vais en essayer un autre, Lequel? ne ne sait pas encore.
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Il y a longtemps que j’ai lu ‘La belle épouvante’… Dans ‘La reconstruction du paradis’, tu y trouveras ce que j’aime de Lalonde : à la fois une histoire, mais aussi ce lien si spécial qui le lie à la nature. Et la poésie, toujours présente. Cela te plaira peut-être !
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et bien merci!
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